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L’équipe du Dr Edmond Godfroid de l’Institut de Biologie et de Médecine Moléculaires de l’Université Libre de Bruxelles aurait découvert dans la salive de la tique une molécule ayant des propriétés anticoagulantes et anti-inflammatoires.

Cette molécule pourrait prévenir la thrombose veineuse profonde entre autres. Cette petite protéine, appelée Ir-CPI, possèderait la propriété d’empêcher la formation d’un « thrombus » sans pour autant déséquilibrer la balance de la coagulation. La thrombose ou les maladies thromboemboliques, par leurs manifestations veineuses ou artérielles sont aujourd’hui l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Je vous rappelle que la thrombose veineuse profonde, encore appelée phlébite, et sa complication, l’embolie pulmonaire, touchent chaque année 1,5 million d’Européens et 2 millions d’Américains. Plus de 500.000 personnes en décèdent.

Alors, si vous avez les jambes lourdes, allez marcher dans les bois. Avec de la chance, une tique vous mordra! Pour en savoir plus cliquez ici.

D’après les recommandations de l’OMS, l’utilisation de contraceptifs oraux (CO) faiblement dosés présenterait un risque  pour la santé chez les femmes qui ont :
* une tension artérielle élevée (pression systolique supérieure à 18 et pression diastolique supérieure à 11,
* une maladie des vaisseaux sanguins (maladie vasculaire),
* des maladies ou des antécédents de thrombose veineuse profonde (caillots de sang) ou d’embolie pulmonaire,
* une maladie cardiaque ischémique ou des antécédents de maladie cardiaque ischémique,
* des antécédents d’accidents cérébro-vasculaires,
* une cardiopathie valvulaire compliquée,
* l’intention de subir une intervention chirurgicale majeure et qui resteront immobilisées pendant longtemps,
* des migraines accompagnées de troubles visuels,
* plus de 35 ans et qui sont de grandes fumeuses (plus de 20 cigarettes par jour).

Non seulement les lignes directrices de l’OMS définissent les catégories de femmes qui ne doivent pas utiliser de CO, mais elles stipulent aussi que l’utilisation de contraceptifs oraux combinés n’est généralement pas recommandée pour les femmes qui présentent certaines affections susceptibles d’accroître le risque de maladies cardiaques, puisque les risques de l’utilisation de la méthode l’emportent généralement sur les avantages que confère la protection d’une grossesse. Les CO ne sont généralement pas recommandés pour les femmes suivantes, à moins que des méthodes plus appropriées ne soient pas disponibles ou acceptables :

* les femmes de plus de 35 ans et qui ne fument pas beaucoup (20 cigarettes ou moins par jour),

* les femmes qui ont des antécédents d’hypertension artérielle avec une pression systolique comprise entre 15,9 et 17,9 et une pression diastolique comprise entre 9,9 et 10,9,
* les femmes atteintes d’une maladie vasculaire ou de diabète depuis plus de 20 ans.

Mesdames, vous êtes prévenues!

0812cholesterolLa thrombose d’une jambe peut provoquer une amputation. Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur au département des sciences de la vie du CNRS et à la faculté de médecine de Grenoble dénonce cette croyance scientifique sans inviter les individus à ne plus faire attention aux lipides. Une thrombose des artères est assez grave parfois pour devoir amputer une jambe.
Lorgeril nous dit que l’obstruction artérielle répond à deux types de mécanisme, l’un est aigu, l’autre est chronique. L’obstruction artérielle aiguë est presque toujours due à une thrombose et le cholestérol n’est pas à l’origine de la formation de la thrombose.

L’obstruction chronique est le résultat d’un processus plus lent d’altération de la paroi artérielle que l’on appelle athérosclérose. Globalement, il y a deux composantes principales dans l’athérosclérose : une composante molle (l’athérome) et une composante dure (la sclérose) qui est un tissu fibreux plus ou moins riche en cellules qui permet la cicatrisation dans nos organes. En moyenne, le ratio athérome/sclérose dans les lésions d’athérosclérose est de 30% / 70%. En d’autres termes, 70% de la lésion d’athérosclérose est due à la sclérose qui est une sorte d’inflammation chronique, un peu comme une cicatrice fibreuse après une blessure cutanée ou musculaire. Et les médecins savent que le cholestérol ne joue aucun rôle dans la fibrose cicatricielle et l’inflammation chronique.

Donc, l’athérome lui-même, riche en lipides, ne représente que 30% de la lésion chronique d’athérosclérose. On trouve plusieurs types de lipides dans la fraction athéromateuse de l’athérosclérose.  Il y a donc une forte prédominance des acides gras, les saturés et les non saturés. Les lipides de la lésion sont sous forme de triglycérides, de phospholipides, d’acides gras et de cholestérol. Au maximum, le cholestérol peut représenter jusqu’à 30% du total des lipides présents dans l’athérome (qui lui-même représente environ 30% de la lésion d’athérosclérose).

La conclusion tombe : le cholestérol ne peut être tenu comme responsable du bouchon artériel puisqu’il ne constitue matériellement qu’une très petite fraction de la lésion chronique. Par ailleurs, la lésion chronique ne conduit presque jamais à l’occlusion totale de l’artère, elle-même le résultat d’une thrombose.

0811seringueUne étude clinique dans 28 établissements américains sur près de 700 patients va débuter à la fin de cette année pour valider une nouvelle approche de radiothérapie combinée avec des anticoagulants.

Medical news rapporte ce communiqué sans mettre en perspective les autres solutions électriques. Le grand espoir attendu derrière cette thérapie serait une solution durable pour les personnes ayant été atteintes d’une thrombose (libellée sous le terme PTS) ou de la formation d’un caillot dans une veine profonde.

Avec une intervention lors d’ une session très courte, le caillot serait éliminé et éviterait tous les dommages irréversibles sur la veine. Les anticoagulants seuls ne peuvent détruire un caillot. Ce groupe de travail s’intéresse aussi à la prévention de cette maladie.

Les essais cliniques sur ces patients vont analyser, durant deux ans, l’existence et la gravité des PTS, la qualité de vie du patient, les douleurs, les jambes lourdes, la sécurité et les coûts.

En attendant, vous connaissez d’autres approches innovantes pour prévenir les thromboses?